Le blog
caret
Gestion LMNP
caret
Louez-vous un logement décent ?
Mis à jour le :
19/5/26

Quels sont les critères d'un logement décent ?

Quels sont les critères d'un logement décent ?
sommaire_article-lmnp
Sommaire
group

L’investissement locatif reste l’un des placements préférés des Français. Et pour cause, il permet de percevoir des loyers chaque mois, tout en agrandissant son patrimoine immobilier. Mais n’oublions pas que la mise en location est surtout un moyen d’offrir un toit à d’autres êtres humains. Alors avant de profiter de vos revenus locatifs, assurez-vous de respecter les critères de décence pour garantir la santé et la sécurité de votre futur locataire. Quels sont ces critères ? Nopillo vous explique ce qu’est un logement décent. 


{{quel-regime="/composants"}}

Les 5 critères d’un logement décent 

Selon l’article 6 de loi du 6 juillet 1989, “le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé, exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites, répondant à un niveau de performance minimal”

C’est la loi Solidarité et au Renouvellement Urbain (ou loi SRU) qui a introduit cette notion de décence obligatoire. Les propriétaires bailleurs doivent ainsi respecter 5 critères avant de louer un local à usage d’habitation. 

La surface habitable

Pour vivre confortablement, le locataire doit pouvoir profiter d’un minimum d’espace. À ce titre, un logement décent doit comporter au moins une pièce principale respectant l’une des conditions ci-dessous : 

  • une surface habitable de 9 m² minimum avec une hauteur sous plafond de 2,20 m minimum ou
  • un volume habitable d'au moins 20 m³. 

Il s’agit là des règles globales. En effet, chaque département est libre d’imposer ses propres normes en termes de surface et de volume habitable. Si vous proposez une petite surface, nous vous conseillons de vérifier le règlement sanitaire afin de vous assurer de votre conformité légale. 

Les équipements du logement 

Pour garantir un confort de vie optimal au locataire, un logement décent mis en location doit comporter a minima 

  • Une installation permettant de chauffer le logement : celle-ci doit être adaptée à la taille de l’appartement pour permettre un chauffage global. Et surtout, elle doit être composée des dispositifs d’alimentation en énergie et d’évacuation des produits de combustion. 
  • Une installation d’alimentation en eau potable  : avec une pression et un débit corrects. 
  • Un système d’évacuation des eaux usées muni de siphon : afin d’empêcher le refoulement des odeurs et des effluents.
  • Une cuisine (ou a minima un coin cuisine) : avec au moins un évier pour l’eau chaude et l’eau froide, ainsi que l’espace suffisant pour recevoir un appareil de cuisson. 
  • Une installation sanitaire intérieure : cela comprend les WC et la baignoire ou la douche. Des exceptions peuvent être faites pour les studios où les toilettes sont situées à l’extérieur. 
  • Un réseau électrique : pour pouvoir s’éclairer. Il est impossible de louer un logement plongé dans le noir. 
  • Une ouverture : le logement doit comporter au moins une fenêtre ouvrant à l’air libre.

La sécurité physique et la santé du locataire

Afin de garantir la sécurité et la santé de l’occupant, le logement décent doit

  • assurer le clos et le couvert. C’est-à-dire que le gros œuvre et les accès sont solides, limitant ainsi les eaux de ruissellement et les remontées d'eau. 
  • empêcher l’infiltration d’eau via les menuiseries et la couverture.
  • empêcher les infiltrations d’air via des portes, fenêtres, parois et murs étanches. 
  • être doté d’équipements de chauffage et de production d'eau chaude conformes aux normes de sécurité. 
  • posséder des balcons, terrasses ou escaliers solides. En cas de chute du locataire, la responsabilité du propriétaire-bailleur pourrait être engagée. 
  • faciliter l’aération du logement, que ce soit à travers les portes, fenêtres ou dispositifs de ventilation. 
  • posséder un éclairage naturel suffisant  
  • offrir un accès à l’air libre. 
  • bénéficier d’un état de conservation correct. 
  • ne pas être situé en sous-sol (du moins pas en intégralité). 

Dès lors que le bien présente des risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires, il est considéré comme logement non décent. Le propriétaire devra alors engager les travaux de rénovation nécessaires pour mettre ses équipements et installations aux normes de conformité. 

L’absence de nuisible

Il est de la responsabilité du propriétaire de fournir un logement exempt de nuisibles ou de parasites, comme des rats, des souris, des cafards, des puces de lit, des blattes, etc. 

Comme tous les autres critères, le bailleur doit s’assurer que le logement reste décent tout au long de la location ; depuis la signature du contrat de bail jusqu’à sa conclusion. Lors de l’état des lieux, il est assez facile de détecter une infestation. Le bailleur devra alors prendre les mesures nécessaires pour éradiquer les nuisibles. 

Mais quid si la présence de ces nuisibles apparaît plusieurs mois, voire années, après la signature du bail ? Cela pourrait être lié à une négligence du locataire. Par exemple, s’il laisse ses déchets alimentaires à l’air libre. Dans ce cas, c’est au locataire d’éliminer les nuisibles, car lui aussi a des obligations ; notamment celle d’entretenir régulièrement le bien immobilier.  

{{economie-impots="/composants"}}

La performance énergétique

La performance énergétique est l’un des critères de décence relativement récent, et surtout amené à évoluer. Et pour cause, depuis le 1er janvier 2023, un logement consommant plus de 450 kwh/m²/an est considéré comme non décent. C'est une passoire thermique

Mais dans les prochaines années, ce seuil sera modifié : 

  • 1er janvier 2025 : tous les logements classés G seront “non décents". 
  • 1er janvier 2028 : tous les logements classés G et F seront “non décents". 
  • 1er janvier 2034 : tous les logements classés G, F et E seront “non décents". 

Cependant, des difficultés peuvent apparaître dans les logements en copropriété. En effet, dans certains cas, des travaux d’amélioration énergétique sont nécessaires à l’ensemble de l’immeuble. Mais si les autres propriétaires vivent dans le logement (sans mise en location), ils n’ont pas l’obligation de respecter les critères de décence. La réalisation de tels travaux représente alors des frais importants à court terme, justifiant un refus massif en assemblée générale. Si vous démontrez que vous avez réalisé les travaux nécessaires dans les parties privatives pour l’isolation, mais que vous ne pouvez réaliser des travaux dans les parties communes, il est possible de s’extraire de cette obligation. 

Bon à savoir : pour les propriétaires LMNP, il ne suffit pas seulement de louer un logement décent. Vous devez également équiper le bien immobilier conformément à la liste fixée par le décret du 31 juillet 2015. 

Les sanctions pour non-respect des critères de décence 

Dès lors que le logement n’est pas décent, le propriétaire doit impérativement entreprendre les travaux de mise en conformité. 

À défaut, le locataire est en droit de l’assigner pour l’obliger à réaliser ces travaux. 

Pendant toute la période des travaux, le juge peut décider une réduction ou une suspension du paiement des loyers, avec parfois une condamnation au paiement de dommages-intérêts. 

Pour éviter les litiges a posteriori, n’hésitez pas à demander une attestation de décence à un diagnostiqueur. Et surtout, pensez à réaliser tous les travaux nécessaires pour garantir la décence du logement, avant même sa mise en location. 


{{quel-regime="/composants"}}

Calculer combien d’impôts économiser avec Nopillo
wallet
résumé_lmnp
Résumer cet article avec l’IA
chat
OpenAI
claude
Anthropic
perplexity
Search
mistral
Mistral AI

FAQs

contact

Qu'est-ce qu'un logement décent ?

Icon-3

Un logement décent est un logement qui ne présente pas de risques manifestes pour la sécurité ou la santé du locataire, est exempt de nuisibles et atteint un niveau de performance minimal, selon l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. Introduite par la loi SRU, cette obligation impose au propriétaire de respecter cinq critères avant toute mise en location.

Quelle est la surface minimale d'un logement décent ?

Icon-3

Un logement décent doit comporter au moins une pièce principale d'une surface habitable de 9 m² avec une hauteur sous plafond d'au moins 2,20 m, ou un volume habitable d'au moins 20 m³. Ces règles sont générales : chaque département peut fixer ses propres normes, d'où l'intérêt de vérifier le règlement sanitaire départemental pour les petites surfaces.

Quels équipements rendent un logement décent ?

Icon-3

Le logement doit disposer d'un chauffage adapté, d'une alimentation en eau potable, d'une évacuation des eaux usées munie de siphon, d'une cuisine ou d'un coin cuisine avec évier, d'une installation sanitaire avec WC et douche ou baignoire, d'un réseau électrique permettant l'éclairage et d'au moins une ouverture donnant à l'air libre. Ces équipements garantissent un confort de vie minimal au locataire.

Quels sont les critères énergétiques d'un logement décent ?

Icon-3

Depuis le 1er janvier 2023, un logement consommant plus de 450 kWh/m²/an est considéré comme non décent. Le seuil se durcit progressivement : les logements classés G deviennent non décents au 1er janvier 2025, les G et F au 1er janvier 2028, puis les G, F et E au 1er janvier 2034. Ces échéances imposent d'anticiper les travaux de rénovation énergétique.

Que risque un propriétaire qui loue un logement non décent ?

Icon-3

Si le logement n'est pas décent, le locataire peut assigner le propriétaire en justice pour l'obliger à réaliser les travaux de mise en conformité. Pendant les travaux, le juge peut ordonner une réduction ou une suspension du loyer, parfois assortie de dommages-intérêts. Demander une attestation de décence à un diagnostiqueur permet d'éviter ces litiges.

Un logement infesté de nuisibles est-il considéré comme décent ?

Icon-3

Non, un logement décent doit être exempt de nuisibles et parasites tels que rats, souris, cafards ou punaises de lit. Le propriétaire doit garantir cette absence tout au long de la location. Toutefois, si l'infestation résulte d'une négligence du locataire, par exemple des déchets laissés à l'air libre, c'est à ce dernier de la traiter.