Taux immobilier 2026 : prévisions et opportunités

Vous avez un projet d’acquisition que vous souhaitez financer avec un prêt immobilier, pour profiter de l’effet de levier. Vous vous demandez donc quelle tendance vont suivre les taux immobiliers en 2026. Ils semblent amorcer à nouveau une hausse, liée à la dégradation des conditions économiques en France. Toutefois, investir reste une bonne idée pour diversifier son patrimoine, au regard notamment de la demande locative.
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Quelle prévision pour les taux immobiliers en 2026 ?
Selon l'Observatoire Crédit Logement / CSA, la hausse des taux amorcée en septembre 2025 se poursuit en janvier 2026. Le taux moyen s’établit à 3.20 %, soit une augmentation de 3 points de base en 1 mois. Les taux immobiliers en 2026 s’établissent ainsi à :
- 3.11 % sur 15 ans ;
- 3.24 % sur 20 ans ;
- 3.31 % sur 25 ans.
Cette hausse des taux s’inscrit dans un contexte où les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) restent inchangés, pour maintenir l’inflation autour de 2 %. Un statu quo qui limite, à court terme, la détente du coût de refinancement des banques.
En parallèle, le rendement de l’OAT à 10 ans évolue depuis plusieurs mois entre 3,3 % à 3,5 %, un niveau sensiblement supérieur à sa moyenne d’avant-crise sanitaire. Cette situation s’explique notamment par un contexte budgétaire dégradé et un risque politique accru, qui incitent les investisseurs à exiger des rendements plus élevés pour financer la dette française.
Les OAT à 10 ans constituent la principale référence de coût de financement de long terme pour les banques. Maintenus à des hauts niveaux, ils limitent la capacité des banques à baisser les taux. Ils pourraient ainsi poursuivre leur hausse cette année.
Comment se portera le marché immobilier en 2026 ?
Le marché immobilier ancien montre une reprise de l’activité, avec des volumes de transactions en forte amélioration à la fin de 2025. Selon les données des notaires, le nombre de ventes de logements anciens atteint 945 000 transactions sur douze mois glissants à fin décembre 2025, soit une progression annuelle d’environ +12 % par rapport à l’année précédente.
Le marché immobilier du neuf lui reste fragile. Au 3ᵉ trimestre 2025, 16 240 logements neufs ont été vendus (maisons et appartements) aux particuliers, en progression de 3.3 % par rapport au trimestre précédent.
S’agissant des prix de vente, après six trimestres consécutifs de baisse observés entre 2023 et début 2025, ils repartent à la hausse. Ils progressent ainsi de +1,4 % pour les appartements anciens et de 0.4 % pour les maisons anciennes. L’augmentation est plus forte en Île-de-France qu’en régions, même si des villes comme Lyon, Bordeaux, Nantes ou Toulouse affichent des prix moyens supérieurs à la moyenne nationale.
2026 pourrait voir une stabilisation ou une légère progression des ventes autour de 950 000 transactions, sous réserve que les conditions économiques et de crédit restent favorables. Les prix devraient afficher une hausse modérée en 2026 (entre +1 % et +3 % en moyenne sur l’année), avec de fortes disparités selon les zones.
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Quelles sont les mesures du PLF de 2026 sur l’immobilier ?
Sous réserve de validation par le Conseil Constitutionnel, le Projet de loi de finances pour 2026 a été adopté. Il contient différentes mesures intéressant l’immobilier et l’investissement locatif en 2026.
Le statut du bailleur privé, connu sous le nom de dispositif Jeanbrun, introduit un nouvel amortissement pratiqué sur 80 % du prix d’acquisition d’un logement neuf ou ancien (sous réserve que les travaux représentent au moins 30 % du total de l’opération). Le pourcentage d’amortissement varie entre 3.5 et 5 % par an, en fonction du loyer proposé.
Autre mesure phare du texte, le retour de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’. Le budget 2026 prévoit une enveloppe de 3,6 milliards d’euros, pour financer 270 000 travaux par gestes et d’ampleur.
Rien ne change en revanche pour le statut du loueur en meublé non professionnel (LMNP). Les abattements au régime micro-BIC reste fixé à 30 % pour la location saisonnière non classée, à 50 % sinon. Les amortissements continuent d’être réintégrés dans le calcul de la plus-value.
Pourquoi se lancer dans l’immobilier en 2026 ?
Que ce soit pour vous loger ou pour vous lancer dans l’investissement locatif, l’immobilier reste un placement avantageux à tous les niveaux.
Pour bénéficier de l’effet de levier du crédit
L’immobilier est le seul secteur sur lequel vous pouvez investir à crédit. Moyennant un apport personnel représentant 10 % du montant de l’acquisition, et un faible effort d’épargne chaque mois, vous pouvez acquérir un bien d’un montant bien supérieur à celui de votre apport. Si vous choisissez l’investissement immobilier locatif, ce seront même vos locataires qui financeront votre crédit.
Pour répondre à une forte demande
La demande ne faiblit pas, particulièrement sur les logements de petites surfaces. Dans les zones en tension locative grâce notamment à leur bassin d’emplois dynamique comme Paris, Lyon, Marseille ou Montpellier, les candidats à la location se font de plus en plus nombreux.
Plusieurs indicateurs confirment que la demande restera forte en 2026, comme la proportion d'étudiants et jeunes actifs cherchant des logements de petite taille, des ménages qui attendent plus longtemps avant d’acheter leur logement et le manque de logements intermédiaires à des prix accessibles.
Pour valoriser son patrimoine
La pierre constitue un actif tangible, qui a tendance à se valoriser avec le temps. Résilient, l’immobilier a déjà montré à maintes reprises qu’il sait rebondir au fil des crises. Vous avez donc de fortes chances d’engranger une plus-value au dénouement de l’opération.
Et n’oubliez pas : le taux immobilier que vous obtenez en 2026 n’est pas gravé dans le marbre. Rien ne vous empêche de le renégocier en cours de contrat, si les conditions de financement deviennent plus favorables !
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