Régime réel LMNP en 2026 : la meilleure option fiscale ?

Les loyers que vous percevez font l’objet d’une imposition. soit au régime micro-BIC, soit au régime réel LMNP. Ce dernier vous permet d’optimiser votre rentabilité et votre fiscalité, car il autorise la déduction des charges et des amortissements. À la clé, un déficit reportable sur les BIC de location meublée, pour réduire ou supprimer votre taxation sur les loyers.
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Comment fonctionne la location meublée au régime réel ?
Considéré comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les loyers et charges locatives sont doublement taxés :
- Au barème progressif de l’impôt sur le revenu, dans votre tranche marginale d’imposition ;
- Aux prélèvements sociaux, au taux de 17.2 %.
La taxation s’effectue sur le montant net des recettes locatives. Si vous optez pour le régime réel, le montant net se détermine après déduction des charges et amortissements.
Les charges déductibles du LMNP
En tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP), vous supportez un certain nombre de charges d’exploitation. Comme les intérêts d’emprunt du prêt immobilier, les primes d’assurance, la taxe foncière, les charges de copropriété non répercutables sur le locataire…
Le régime réel autorise à déduire ces charges pour leur montant net dès lors qu’elles sont :
- Engagées dans l’intérêt de l’exploitation :
- Effectivement supportées par le propriétaire bailleur ;
- Rattachées à l’exercice comptable en cours.
L’amortissement en LMNP
L’amortissement en LMNP est un mécanisme comptable qui permet de prendre en compte la dépréciation du bien immobilier dans le temps. La perte de valeur est appréciée sur le bâti hors terrain, par composant, et sur le mobilier. Vous pouvez aussi amortir les dépenses de travaux, dès lors qu’elles excèdent 600 euros.
Régime réel : quel avantage pour le LMNP ?
Le principal attrait du régime réel au LMNP réside dans l’avantage fiscal qu’il procure. Dès lors que les charges sont supérieures aux loyers, vous dégagez un déficit. Les amortissements ne peuvent pas créer ou aggraver le déficit, mais viendront en déduction des bénéfices ultérieurs, pour en réduire le montant.
Le déficit s’impute sur les BIC de location meublée pendant les 10 années suivantes. Concrètement, grâce à lui, vous allez diminuer ou effacer votre taxation sur les loyers.
Conséquence ? Vous améliorez la rentabilité nette de votre investissement locatif. En fonction du niveau des loyers pratiqué et des économies fiscales, vous pouvez accroître le cashflow, voire même le faire passer en positif.
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Micro-BIC vs régime réel : lequel permet d’optimiser sa fiscalité ?
Autre régime fiscal choisi souvent par l’investisseur débutant : le régime micro-BIC. Celui-ci ne permet pas d’imputer les charges et les amortissements. Vous profitez à la place d’un abattement. Le montant de ce dernier diminue en 2026 et est fixé à :
- 30 % pour un meublé touristique non classé (contre 50 % avant la réforme)
- 50 % pour la location meublée longue durée, et les meublés de tourisme classés (contre 71 % avant la réforme).
Il existe un plafond de chiffre d’affaires pour rester sous le régime micro-BIC. De 177 700 euros pour la location saisonnière, il passe en 2026 à :
- 77 700 euros pour le meublé de tourisme classé et la location meublée classique ;
- 15 000 euros pour les meublés touristiques non classés.
En clair, vous serez taxé au barème progressif sur 50 à 70 % de vos loyers, après application de l’abattement forfaitaire. Si celui-ci est inférieur aux charges déductibles et aux amortissements, ce qui est majoritairement le cas, vous avez intérêt à passer au régime réel. Lui seul vous permettra de créer un déficit imputable sur les BIC de location meublée !
Exemple sur la fiscalité du LMNP en 2026
Pour bien comprendre l’intérêt du régime réel, prenons un exemple chiffré.
Vous louez un meublé de tourisme classé, qui génère des recettes locatives annuelles de 9 500 euros. Vous êtes taxé au barème dans la tranche de 30 %. Auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17.2 %, soit un total de 47.2 %.
Charges déductibles
- Intérêts d’emprunt : 1 300 €
- Charges de copropriété non récupérables : 600 €
- Taxe foncière : 520 €
- Assurance PNO + RC bailleur : 180 €
- Conciergerie / gestion locative : 900 €
- Honoraires de l'expert-comptable LMNP : 480 €
- Total = 4 000 €
Amortissements
- Bâti hors terrain : 3 500 €/ an
- Mobilier : 1 000 € / an
- Travaux : 1 000 €/an
- Total : 5 500 €/an
Taxation au régime micro-BIC
- Recettes : 9 500 €
- Abattement forfaitaire (50 %) : – 4 750 €
- Revenu imposable : 4 750 €
- Impôts : 4 750 € × 47,2 % = 2 242 €
Taxation au régime réel
- Recettes : 9 500 €
- Total charges déductibles : – 4 000 €
- Total amortissements : - 5 500
- Revenu imposable : 9 500 - 4 000 - 5 500 = 0 €
Comment tenir sa comptabilité au régime réel ?
Les revenus locatifs du LMNP en 2026 doivent être déclarés au fisc chaque année. La déclaration au régime micro-BIC se révèle certes plus simple à réaliser. Vous reportez uniquement le montant brut des recettes, l’administration fiscale se chargeant d’appliquer l’abattement.
Au régime réel, vous devez tenir une comptabilité, pour déclarer les charges et les amortissements. Si vous n’avez pas les compétences, vous pouvez faire appel à un expert-comptable ou utiliser un logiciel de comptabilité comme celui de Nopillo.
Vous vous affranchissez ainsi des risques d’erreurs, tout en profitant de la fiscalité allégée du régime réel. Bonne nouvelle : les dépenses liées au recours à un professionnel ou à l’utilisation d’un logiciel sont déductibles des loyers !
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