Location saisonnière et LMNP en 2026 : ce qui est encore autorisé

Pour doper le rendement de votre investissement locatif, vous choisissez de le proposer en saisonnier. En contrepartie des atouts financiers, vous devrez composer avec une réglementation assez stricte. En 2026, vous devez aussi connaître les nouveaux plafonds de chiffre d’affaires et abattements au micro-BIC. Tout ce que vous devez savoir sur la location saisonnière en LMNP !
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C’est quoi un meublé de tourisme en 2026 ?
Le meublé touristique est une résidence secondaire proposée intégralement en location saisonnière (villa, appartement ou studio). Il peut être classé ou non classé, en fonction de différents critères de confort. Il doit comporter un socle minimum de meubles et d’équipements, pour permettre de cuisiner, se rafraîchir et se reposer.
Le meublé de tourisme peut être loué à un même client pendant une durée maximum de 90 jours consécutifs, sans jamais constituer sa résidence principale. L’investisseur locatif n’est pas présent dans le logement durant la location.
En tant que loueur en meublé non professionnel, le LMNP doit déclarer le commencement de son activité dans les 15 jours suivant la première mise en location du bien.
À savoir : Vous pouvez louer ponctuellement votre résidence principale à des touristes, selon une durée limitée par la loi ou la commune. Sauf en logement social, où la location comme meublé de tourisme est interdite !
Quelle est la réglementation pour la location saisonnière en 2026 ?
L'enregistrement obligatoire des meublés de tourisme
À compter de mi-mai 2026, vous devrez obligatoirement enregistrer votre meublé de tourisme sur la plateforme nationale unique qui sera mise à disposition des loueurs.
L’autorisation pour la location meublée touristique dans les zones tendues
Dans les très grandes communes comme Lyon, Aix-en-Provence ou Toulouse, vous devez demander une autorisation de changement d’usage à la mairie. Le changement d’usage consiste à faire passer un logement du secteur privé au secteur touristique.
Le maire peut imposer une règle de compensation. Vous serez alors obligé d’acheter un local commercial de même superficie pour le transformer en habitation de longue durée.
Une fois titulaire de l’autorisation, vous devez déclarer le meublé touristique en mairie pour obtenir un numéro que vous reporterez sur vos annonces de location.
À savoir : Les autres grandes communes exigent d’abord la déclaration du meublé touristique, puis une autorisation de changement d’usage. Dans les villes en zone détendue, une simple déclaration suffit.
Le DPE obligatoire pour les LMNP en Airbnb 2026
Vous devez réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE), si :
- Vous mettez un logement en location saisonnière pour la première fois en 2026 ;
- La location est soumise à autorisation de changement d’usage.
Le logement doit obtenir une note comprise entre A et E pour pouvoir être loué. Sinon, vous risquez une amende de 5 000 euros au maximum !
L’information du syndic par le LMNP de courte durée
Autre obligation à remplir pour le LMNP en location saisonnière en 2026 : l’information du syndic de copropriété. Il doit lui dire que son logement va être proposé comme meublé de tourisme.
Les copropriétaires réunis en assemblée générale peuvent interdire l’activité s’ils obtiennent la majorité des deux tiers des voix.
La collecte de la taxe de séjour
Certaines communes appliquent une taxe de séjour, qui sera payée par les vacanciers. Elles en déterminent librement le montant, lequel s’applique au réel (par personne) ou au forfait.
Les hébergeurs doivent la collecter auprès des voyageurs puis la reverser au comptable public.
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Le nombre maximum de jours pour louer sa résidence principale en location saisonnière
Depuis la loi Le Meur, les maires disposent de pouvoirs élargis pour restreindre l’activité de location meublée sur leur territoire. Ils peuvent limiter le nombre de jours de location de la résidence principale, à 90 au lieu de 120. C’est par exemple le cas à Paris et à Marseille. Si vous excédez cette durée, vous vous exposez à une amende de 15 000 euros.
Vous devez en outre déclarer la location touristique et justifier que le logement constitue bien votre résidence principale. Attention, les maires peuvent également prononcer des amendes d’un montant de :
- 10 000 euros si vous n’enregistrez pas votre activité de meublé de tourisme en résidence principale ;
- 20 000 euros si vous utilisez un faux numéro d’enregistrement ou procédez à une fausse déclaration.
Quelle est la fiscalité de la location saisonnière en LMNP ?
Les recettes locatives constitue des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). À ce titre, ils sont taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 17.2 %. Pour leur taxation, vous avez le choix entre le régime micro-BIC et le régime réel.
La location saisonnière du LMNP au régime micro-BIC
Pour réduire la tension locative, l’État cherche à rendre la location saisonnière moins attractive. Il diminue ainsi l’abattement forfaitaire applicable aux meublés de tourisme :
- De 71 à 50 % s’ils sont classés ;
- De 50 à 30 % s’ils ne sont pas classés.
Le plafond de revenus locatifs en-dessous duquel vous êtes éligible au régime micro-BIC passe :
- De 77 700 à 15 000 euros pour les meublés de tourisme non classés ;
- De 177 700 à 77 700 euros pour les meublés touristiques classés.
La location saisonnière du LMNP au régime réel simplifié ou normal
Au-delà de ces seuils, ou sur option, vous pouvez préférer le régime réel. Celui-ci vous autorise à déduire des charges et à pratiquer des amortissements. À la clé, un déficit que vous pouvez reporter sur les BIC de location meublée, pour réduire ou supprimer votre impôt sur les loyers.
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