LMNP

En LMNP, la fiscalité offre des avantages uniques. Découvrez comment optimiser vos revenus tout en respectant les obligations fiscales.

Si vous êtes attiré par l'investissement en LMNP, alors explorez les divers articles que nos experts en fiscalité proposent sur le sujet !

Loyers plus élevés, réponse à la demande locative, flexibilité et avantages fiscaux : la location meublée et sa fiscalité figurent parmi les options favorites des investisseurs. Beaucoup se demandent si le statut LMNP est un bon investissement. Mais pour profiter de ses bénéfices, encore faut-il respecter les conditions du statut LMNP et en fiscalité faire les bons choix. Dans ce guide, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir en tant que Loueurs Meublés Non Professionnels en fiscalité pour réussir à optimiser votre investissement immobilier.

: ce qu'il faut retenir
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Location meublée non professionnelle : le statut de LMNP expliqué (guide complet 2026)

Devenir loueur en meublé non professionnel, c’est investir dans l’immobilier avec un cadre fiscal avantageux. À condition de bien choisir votre régime d’imposition, vous pouvez en effet vous constituer un patrimoine immobilier sans alourdir votre facture fiscale. La location meublée présente d’autres atouts, comme la flexibilité du mode de location et un rendement dopé par rapport à la location nue.
Il existe des conditions d’éligibilité à respecter, et vous devez équiper le logement avec un mobilier suffisant. Vous devez en outre réaliser des démarches administratives, de l’obtention d’un numéro SIRET à la déclaration annuelle des revenus locatifs. Tout ce que vous devez savoir sur le LMNP en 2026 !

Le LMNP, c’est quoi ? 

Le statut de LMNP permet à un particulier de louer un logement meublé tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux.

LMNP : définition

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) est octroyé par l’administration fiscale aux investisseurs locatifs qui exercent l’activité de location meublée à titre accessoire. Le bailleur met sur le marché un bien immobilier clé en main, qui permet au locataire d’y vivre immédiatement.

En location meublée non professionnelle, les recettes locatives ne sont pas considérées comme des revenus fonciers mais comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Leur taxation s’effectue donc selon les règles applicables à cette catégorie de revenus, selon le régime fiscal choisi, micro-BIC ou régime réel.

Pour quels biens et quelles activités ?

La location meublée prend différentes formes : 

  • La location meublée de longue durée. Le locataire qui occupe le logement l’élit à titre de résidence principale, qu’il soit étudiant, actif ou autre. Le propriétaire conclut avec lui avec un bail de location meublée classique, un bail de location étudiante ou un bail mobilité ;
  • La location saisonnière ou location de courte durée. L’investisseur locatif loue un meublé de tourisme classé ou non classé, à une clientèle de passage, pour une durée de 90 jours maximum avec le même preneur. Le bien ne constitue pas sa résidence principale ;
  • La location en résidence gérée. Le propriétaire-bailleur signe un bail commercial avec l’exploitant de la résidence étudiants, résidence seniors ou résidence de tourisme, qui se charge de le louer le bien à un locataire éligible.

LMNP vs LMP : la différence en 30 secondes

Comme son nom l’indique, le loueur en meublé professionnel (LMP) exerce l’activité de location meublée à titre professionnel. La distinction est importante, car elle a une influence sur : 

  • Le traitement du déficit généré par les charges déductibles au régime réel. Pour le LMNP, il se reporte pendant 10 ans sur les revenus de même nature (BIC non professionnels de location meublée). Pour le LMP, il s’impute sur le revenu global du foyer fiscal, sans limitation de montant. L’excédent se reporte, toujours sur les revenus globaux, pendant 6 ans ;
  • Le régime de taxation des plus-values : des particuliers pour le LMNP, des professionnels pour le LMP ;
  • Le volet social de l’activité. Le LMNP verse des prélèvements sociaux, tandis que le LMP s’acquitte de cotisations sociales.

Quelles sont les conditions pour obtenir le statut de LMNP en 2026 ?

Vous serez considéré comme LMNP ou comme LMP en fonction de deux conditions cumulatives. Vous devez en outre installer un mobilier suffisant pour que le logement soit considéré comme meublé. 

Les seuils de revenus locatifs pour devenir LMNP en 2026

Pour obtenir le statut de LMNP, vous devez remplir les conditions suivantes : 

  • Percevoir moins de 23 000 euros de revenus locatifs par an (loyers + charges locatives) ;
  • Les recettes locatives restent inférieures aux autres revenus d’activité de votre foyer fiscal (salaires, traitements, BIC, BNC, BA…).

À l’inverse, si vous percevez plus de 23 000 euros de revenus locatifs par an et si ceux-ci sont supérieurs aux autres revenus d’activité de votre foyer fiscal, alors vous serez considéré comme un LMP.

La nature meublée du bien et le mobilier obligatoire

Le bien immobilier doit être loué meublé. Si vous optez pour la location saisonnière, vous devez prévoir un mobilier et des équipements suffisants pour séduire les clients. Mais si vous choisissez la location meublée de longue durée, il vous faut installer dans le logement une liste de meubles obligatoires définie par un décret de 2015

Si vous ne respectez pas cette obligation, vous vous exposez à la requalification du bail meublé en bail de location nue, avec des conséquences fiscales. Ainsi le logement meublé doit-il comporter : 

  • Une literie complète (canapé-lit ou lit avec sommier et matelas) et couette ou couverture ; 
  • Un dispositif d’occultation des fenêtres dans la pièce destinée au repos du locataire, comme des volets ou des rideaux ; 
  • Des plaques de cuisson (gaz, électrique, induction…) ;
  • Un four ou un four à micro-ondes ;
  • A minima, un frigo avec un compartiment congélateur qui propose une température de 6°C, sinon un frigo et un congélateur séparés ;
  • De la vaisselle et des ustensiles de cuisine en quantité suffisante par rapport au nombre de locataires ;
  • Une table et des sièges (chaises, bancs, tabourets..) ;
  • Des étagères pour le rangement ;
  • Des luminaires dans chaque pièce ; 
  • Du matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement. Par exemple, un balai si l’appartement est équipé d’un parquet.
À savoir : le logement doit en outre être décent et respecter une performance énergétique minimum. Il doit consommer moins de 450 kwh/m²/an.

Les biens éligibles au statut LMNP

En LMNP, vous pouvez louer : 

  • Un appartement meublé ou une maison meublée, à un locataire seul ou en colocation. La durée du bail variera en fonction du type de locataire : 1 an minimum en location classique, 9 mois maximum avec un étudiant ou entre 1 et 10 mois en bail mobilité ;
  • Un logement en résidence-services. Le bail commercial sera alors conclu avec l’exploitant pour une durée de 9 ou 12 ans ;
  • Un meublé touristique non classé ou classé, pour une ou plusieurs nuitées, une semaine ou 3 mois maximum.

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Quelle est la fiscalité du LMNP en 2026 ?

Les BIC que vous percevez sont taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, sur leur montant net. Vous devez choisir un régime d’imposition pour déterminer ce montant net. Vous avez le choix entre le régime micro-BIC et le régime réel. Le plus souvent, ce dernier se révèle plus avantageux pour limiter, voire neutraliser votre imposition.

Le régime micro-BIC du LMNP : abattement forfaitaire et plafonds

Le régime micro-BIC est un régime fiscal simplifié. Calqué sur celui de la micro-entreprise, il suppose des obligations comptables et déclaratives simplifiées.

Concrètement, vous serez imposé sur les loyers après l’application d’un abattement forfaitaire, qui représente les charges que vous supportez. Le pourcentage de l’abattement varie en fonction de la nature de la location et s’élève à : 

  • 50 % pour la location de longue durée, les meublés touristique classés, les gîtes et chambres d’hôtes ;
  • 30 % pour les meublés de tourisme non classés.

Le régime micro-BIC reste accessible à condition de ne pas excéder des plafonds de chiffre d’affaires, fixés à : 

  • 15 000 euros pour les meublés de tourisme non classés ;
  • 83 600 euros pour les autres types de locations.

Avec ce régime fiscal, vous ne pouvez pas faire d’optimisation fiscale. Vous serez forcément taxé sur 50 % ou 70 % des loyers perçus.

Le régime réel du LMNP : déduction des charges et amortissement

Le régime réel simplifié ou normal vous permet de déduire des charges et de pratiquer des amortissements.

La déduction de charges et le déficit LMNP

Un investissement immobilier génère de nombreuses dépenses : charges de copropriété non répercutables sur le locataire, primes d’assurance, taxe foncière, honoraires de l’expert-comptable. Vous pouvez les déduire intégralement à condition qu’elles soient : 

  • Engagées dans l’intérêt de l’exploitation ;
  • Exposées au titre de l’exercice en cours ;
  • Justifiées par des factures.

Si les charges déductibles sont supérieures aux recettes locatives, alors vous créez un déficit BIC, à ne pas confondre avec le déficit foncier, réalisé en location nue. Ce déficit vient s’imputer sur les BIC de location meublée pendant 10 ans et supprimer votre taxation sur les revenus tirés de la location. Autrement dit, vous vous constituez un patrimoine immobilier sans pression fiscale supplémentaire.

La déduction des amortissements LMNP

Les amortissements sont un mécanisme comptable qui permettent de prendre en compte la dépréciation du bâti (hors terrain) et du mobilier. Les dépenses de travaux d’amélioration sont elles aussi amortissables. Fictivement considérés comme une charge, les amortissements viennent réduire la base imposable.

Les amortissements ne peuvent pas créer ou aggraver un déficit. L’article 39 C, 2 du Code général des impôts (CGI) vient limiter l’amortissement à la différence entre les loyers annuels et les charges déductibles annuelles. Par exemple, si vous percevez 10 000 euros de loyers et avez 6 000 euros de charges déductibles, vous pouvez déduire 4 000 euros d’amortissements annuels.

Le stock d’amortissements que vous ne pouvez pas utiliser chaque année sera mis en report pour les années suivantes, sans limitation de durée. Vous le déduirez une fois que vous aurez consommé votre déficit, pour ramener votre bénéfice au plus près de zéro.

Quel régime d’imposition choisir en LMNP ? Cas pratique chiffré

Pour bien choisir entre micro-BIC et régime réel, vous vous baserez sur le niveau de charges et des amortissements. Si les charges sont supérieures à l’abattement, mieux vaut opter pour le régime réel. S’agissant des amortissements, vous devez tenir compte de l’horizon de détention du bien, car ils sont réintégrés dans le calcul de la plus-value.

Exemple

  • Vous achetez un bien immobilier à 250 000 euros, avec un emprunt amortissable à 3.02 % sur 17 ans et assurance emprunteur à 0.30 %.
  • Vous le louez 12 500 euros par an en location longue durée. 
  • Intérêts d’emprunt : 7 403 €
  • Charges déductibles (taxe foncière, gestion locative et honoraires comptables) : 2 200 euros
  • Tranche marginale d’imposition à 30 %.

Régime micro-BIC Régime réel
Loyers annuels 12 500 € 12 500 €
Charges déductibles / 10 353 €
Abattement 50 % /
Amortissements / 2 147 €
Base imposable 6 250 € 0 €
Impôt sur le revenu 1 875 € 0 €
Prélèvements sociaux 1 162,50 € 0 €
Total taxation 3 037,50 € 0 €

La taxation de la plus-value du LMNP

Vous réalisez une plus-value lorsque le prix de vente du logement est supérieur au prix d’acquisition. Celle-ci est taxée : 

  • À l’impôt sur le revenu, au taux de 19 % ;
  • Aux prélèvements sociaux, au taux de 17.2 %.

Vous devez avoir en tête l’horizon de détention du logement, car depuis 2025, les amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value immobilière. Mathématiquement, ils viennent augmenter la base imposable, et donc votre imposition.

En tant que LMNP, vous êtes assujetti au régime des plus-values des particuliers. Celui-ci vous fait bénéficier d’un abattement pour durée de détention pour chacune des taxes, à compter de la sixième année. Vous devez conserver le logement pendant 22 ans pour être exonéré d’IR et 30 ans pour être également exonéré de prélèvements sociaux.

Exemple de l’impact de la réintégration des amortissements

Vous achetez un bien 230 000 euros et le revendez 290 000 euros 9 ans plus tard. Vous avez amorti le bâti pendant cette période à hauteur de 58 590 euros.

Sans réintégration des amortissements Avec réintégration des amortissements
Plus-value brute 60 000 € 118 590 €
Abattement pour durée de détention impôt sur le revenu 14 400 € 28 462 €
Abattement pour durée de détention prélèvements sociaux 3 960 € 7 827 €
Base imposable IR 45 600 € 90 128 €
Base imposable PS 56 040 € 110 763 €
Taxation IR 8 664 € 17 124 €
Taxation prélèvements sociaux 10 423 € 20 602 €
Total taxation 19 087 € 37 726 €

La TVA du LMNP

En principe, la location meublée est une activité exonérée de TVA. Mais vous pouvez la récupérer si vous achetez un bien immobilier neuf dans une résidence de services et que vous proposez 3 sur 4 des services suivants : 

  • Fourniture du petit-déjeuner ;
  • Fourniture du linge de lit ;
  • Service de réception ;
  • Service de ménage en cours de séjour.

Attention, si vous revendez votre logement avant 20 ans, vous devrez restituer la TVA au prorata du temps effectif de détention. Par exemple, si vous le revendez à 5 ans, vous devrez rembourser 15 ans de TVA.

Quels sont les avantages du LMNP ?

Si la location meublée non professionnelle séduit autant d’investisseurs, c’est grâce aux avantages fiscaux et financiers qu’elle procure.

L'optimisation fiscale grâce à l'amortissement et aux charges déductibles

En location nue, vous pouvez déduire une liste limitative de charges, et le déficit foncier est plafonné à 10 700 euros par an. En LMNP, vous pouvez déduire l’intégralité des charges que vous supportez et le déficit n’est pas limité. Il vous permet ainsi de défiscaliser pendant une dizaine d’années.

Autre atout du LMNP au régime réel : les amortissements. Ceux-ci ne sont pas autorisés en location vide, sauf à investir en dispositif Jeanbrun, très contraignant. Avec ce dispositif, les amortissements annuels sont limités à un pourcentage variable en fonction du niveau du loyer. En LMNP, ils sont plafonnés à la différence entre loyers et charges déductibles.

L’amortissement constitue ainsi une charge comptable non décaissée, qui vient s’ajouter aux charges déductibles pour neutraliser durablement votre imposition. 

S’agissant du régime micro, il vous fait bénéficier d’un abattement plus généreux en LMNP de longue durée qu’en location nue de longue durée : 50 % vs 30 %.

La flexibilité de la location meublée non professionnelle

Autre avantage : la souplesse du LMNP en matière de location. Vous pouvez choisir de louer votre logement à l’année grâce à un bail meublé classique, cibler des étudiants pendant 9 mois et proposer les 3 autres mois le bien en location saisonnière. Cette flexibilité permet d’adapter la stratégie locative selon l’emplacement du bien, la demande locale ou les objectifs de rentabilité.

Le rendement de la location meublée

En location meublée, vous pouvez proposer des loyers supérieurs de 10 à 20 % par rapport à la location nue. Mathématiquement, vous augmentez le rendement brut de votre location. Celui-ci se calcule avec la formule (loyers annuels / prix total du bien) × 100.

Le rendement net, qui intègre les dépenses, est encore amélioré par la possibilité de déduire l’intégralité de vos charges et de pratiquer des amortissements.

Loi de Finances 2026 : que change-t-elle pour les LMNP ?

La loi de Finances pour 2026 introduit deux changements majeurs : le rehaussement du plafond du régime micro-BIC et la hausse du taux des prélèvements sociaux.

Le nouveau plafond du régime micro-BIC

Souvenez-vous, le régime micro-BIC prévoit un plafond de chiffre d’affaires au-delà duquel vous basculez automatiquement au régime réel. Les lois de Finances successives le modifient régulièrement, à la hausse ou à la baisse. 

Celle de 2026 change le plafond applicable à la location meublée de longue durée, aux meublés de tourisme classés, aux gîtes et chambres d’hôtes. Il passe cette année de 77 700 euros à 83 600 euros.

L’augmentation des prélèvements sociaux

En plus de l’impôt sur le revenu, vous devez payer des prélèvements sociaux sur les recettes annuelles. Ils servent à financer la protection sociale et se composent de plusieurs taxes. Cette année, suite à un relèvement de la CSG de 1.4 points, ils passent de 17.2 % à 18.6 %.

Attention, cette disposition est applicable seulement aux revenus du capital et du patrimoine, mais pas aux revenus fonciers provenant de la location nue, ni aux plus-values immobilières.

Comment devenir LMNP ? Les démarches étape par étape

Contrairement au loueur en nu, qui n’a aucune formalité à accomplir, le LMNP doit s’immatriculer au registre national des entreprises (RNE).

Étape 1 — Déclarer le début d'activité à l’INPI 

Vous devez déclarer le commencement de votre activité de location meublée. Il ne faut plus remplir le formulaire P0i mais effectuer la démarche en ligne, sur le site internet de l’INPI. L’immatriculation du LMNP ne s’effectue plus non plus au registre du commerce et des sociétés (RCS), mais sur le RNE.

Sur le formulaire de déclaration d’activité, vous indiquerez notamment : 

  • Votre identité ;
  • Le mode sous lequel vous exploitez votre LMNP, en nom propre, en indivision ou en SARL de famille ;
  • L’adresse du bien loué ;
  • La date de début d’activité.

Étape 2 — Obtenir le numéro SIRET

À l’issue de la procédure d’immatriculation, vous recevrez un numéro SIRET. Attribué par l’INSEE, il permet de vous identifier officiellement auprès des services fiscaux et des autres administrations.

Vous devrez obligatoirement le reporter sur vos déclarations fiscales et sur la cotisation foncière des entreprises (CFE du LMNP).

Étape 3 — Choisir son régime fiscal

Lors de la déclaration de début d'activité, ou par courrier ultérieur à votre service des impôts des entreprises (SIE), vous devez formaliser le choix de votre option fiscale pour l'imposition de vos bénéfices. 

De plein droit, vous serez assujetti au régime micro-BIC au commencement de l’activité. Sur option, vous pouvez préférer le régime réel, dès le début de l’activité ou en cours d’année. Dans ce dernier cas, vous devez choisir le régime réel avant la date limite de dépôt de la déclaration annuelle des revenus.

Étape 4 — Tenir une comptabilité au régime réel

Si vous optez pour le régime micro-BIC, vous devez tenir à jour un livre de recettes. Vous y indiquerez le jour, le montant et le mode d’encaissement des loyers et des charges locatives.

Au régime réel, vous respectez des obligations comptables plus étendues. Chaque année, vous devez produire un bilan, un compte de résultat et un tableau des amortissements, formalisés à travers la liasse fiscale. 

La tenue de cette comptabilité d’engagement reste assez complexe. Il est ainsi recommandé de faire appel à un expert-comptable ou d’utiliser un logiciel spécialisé comme Nopillo.

Calendrier et délais à respecter en LMNP

Trois échéances majeures encadrent l'activité de location meublée :

  • 15 jours pour l'immatriculation. Vous devez procéder à l’immatriculation de votre statut de loueur dans un délai de 15 jours suivant la première mise en location du bien ;
  • La date limite de levée d'option fiscale. Pour basculer du micro-BIC vers le régime réel, vous devez formuler votre demande d'option auprès de votre SIE avant la date limite de dépôt de la déclaration de revenus de l'année précédente ;
  • Le printemps pour la liasse fiscale. Chaque année, au mois de mai, vous devez télétransmettre votre liasse fiscale et reporter le résultat sur la déclaration d'impôt sur le revenu (formulaire 2042-C-PRO).

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Comment déclarer ses revenus LMNP ?

Vous devez remplir différents formulaires pour respecter vos obligations fiscales.

Les formulaires fiscaux à remplir chaque année 

Il vous faut remplir le formulaire 2042-C-PRO en complément de votre déclaration de revenus générale (Cerfa 2042). Les revenus LMNP y sont déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

Au régime micro-BIC, vous reporterez le montant des loyers bruts encaissés :

  • Aux cases 5ND à 5PD, si vous percevez des revenus issus de la location meublée classique ;
  • Aux cases 5NH à 5PH, si vous avez optez pour un meublé de tourisme non classé ;
  • Aux cases 5NG à 5PG si vous louez un meublé de tourisme classé ou des chambres d’hôtes.

L’administration applique ensuite automatiquement l’abattement forfaitaire correspondant à votre mode de location.

Au régime réel, vous devez transmettre une liasse fiscale comprenant :

  • Le formulaire 2031-SD, qui récapitule le résultat de l’activité ;
  • Les annexes comptables 2033-A à 2033-G pour détailler les charges, amortissements et autres éléments comptables.

Une fois le résultat calculé, il doit être reporté dans la déclaration 2042-C-PRO :

  • Cases 5NA à 5PK, pour un bénéfice ;
  • Cases 5NY à 5PZ, pour un déficit éventuel.

Ces informations permettront à l’administration fiscale de calculer l’imposition définitive des revenus locatifs.

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Date limite et calendrier déclaratif du LMNP

La déclaration LMNP suit le calendrier de la déclaration générale de revenus. Les échéances se situent entre mai et début juin, avec des dates variables selon le département de résidence et le mode de déclaration choisi, papier ou en ligne. 

Les erreurs courantes à éviter pour les déclarations LMNP

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à déclarer les loyers dans la catégorie des revenus fonciers, alors qu’ils doivent obligatoirement être déclarés en BIC. 

Autre erreur courante : omettre le report du résultat fiscal dans les différents formulaires. Il faut commencer par remplir les annexes 2033 A à G, avant de renseigner le formulaire 2031 puis la 2042 C-Pro.

Enfin, il ne faut pas se tromper dans la ventilation des charges déductibles, du déficit reportable et des amortissements. 

Combien rapporte (ou économise) un LMNP ? Études de cas chiffrées

Cas n°1 — LMNP au régime micro-BIC avec une location classique meublée

Vous louez en location longue durée moyennant un loyer de 11 500 euros annuels. 

Vous êtes éligible au régime micro-BIC, car vous restez sous le seuil des 83 600 euros.

Vous êtes assujetti à la tranche marginale d’imposition (TMI) de 30 %

Loyers perçus 11 500 €
Abattement 50 %
Base imposable 5 750 €
Impôt sur le revenu (TMI 30 %) 1 725 €
Prélèvements sociaux (18,6 %) 1 069,50 €
Taxation totale 2 794,50 €

Cas n°2 — LMNP au régime réel avec une location en courte durée saisonnière

Vous louez un meublé de tourisme non classé et êtes assujetti à la TMI de 30 %.

  • Prix d’acquisition : 250 000 euros acheté à crédit (3.10 % sur 20 ans, assurance à 0.3 %).
  • Mobilier : 7 000 euros
  • Pas de travaux
  • Prix de la nuitée : 85 €
  • Taux d’occupation : 65 %
  • Charges annuelles : 3 500 euros
Revenus locatifs perçus 20 145 €
Charges déductibles + intérêts d'emprunt 8 053 €
Amortissements 7 000 €
Base imposable 5 092 €
Impôt sur le revenu 1 527,60 €
Prélèvements sociaux (18,6 %) 947,11 €
Taxation totale 2 474,71 €

Cas n°3 — LMNP au régime réel en résidence services

Vous avez acheté un bien immobilier neuf dans une résidence avec services. Vous avez conclu un bail commercial avec un exploitant pour une durée de 9 ans.

  • Prix d’acquisition : 180 000 euros à crédit (3.10 % sur 20 ans, assurance à 0.3 %)
  • Mobilier : 5 000 euros
  • Pas de travaux
  • Loyers annuels : 7 500 euros
  • Charges déductibles (hors intérêts d’emprunt) : 1400 euros
Loyers perçus 7 500 €
Charges déductibles + intérêts d'emprunt 7 403 €
Amortissements 97 €
Base imposable 0 €
Impôt sur le revenu 0 €
Prélèvements sociaux 0 €
Taxation totale 0 €

LMNP, LMP ou SCI : quel statut choisir pour son investissement locatif ?

Critère LMNP LMP SCI
Conditions d'accès
  • Percevoir moins de 23 000 euros de recettes locatives
  • Recettes locatives inférieures aux autres revenus d'activité du foyer fiscal
  • Percevoir plus de 23 000 euros de recettes locatives
  • Recettes locatives supérieures aux autres revenus d'activité du foyer fiscal
/
Formalités de création du statut Immatriculation à l'INPI Immatriculation à l'INPI
  • Rédaction des statuts juridiques
  • Dépôt d'une annonce légale
  • Constitution + dépôt du capital dans une banque
  • Immatriculation à l'INPI
Régime fiscal Impôt sur le revenu Impôt sur le revenu Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés si location meublée >10 % du total des recettes
Abattement au régime micro
  • Micro-BIC : 30 % meublés touristiques non classés
  • 50 % autres locations
  • Micro-BIC : 30 % meublés touristiques non classés
  • 50 % autres locations
Micro-foncier : 30 %
Charges déductibles au régime réel L'intégralité des charges exposées dans l'intérêt de l'exploitation et justifiées par factures L'intégralité des charges exposées dans l'intérêt de l'exploitation et justifiées par factures Liste limitative de charges (intérêts d'emprunt, primes d'assurance, frais de gestion locative, taxe foncière et certaines charges de copropriété)
Traitement du déficit / déficit foncier Déficit : reportable sur BIC de location meublée pendant 10 ans
  • Déficit : imputable sans limitation de montant sur le revenu global
  • Excédent reportable pendant 6 ans sur les revenus globaux
  • Déficit foncier : limité à 10 700 euros par an
  • Imputable sur les revenus globaux jusqu'à 10 700 euros, hors intérêts d'emprunt imputable sur les revenus fonciers
  • Excédent reportable sur les revenus globaux pendant 6 ans si déficit foncier originel ≤ 10 700 euros
  • Si déficit foncier originel > 10 700 €, reportable sur revenus fonciers pendant 10 ans
Amortissements
  • Possible, limités à différence loyers - charges déductibles
  • Excédent reportable sans limitation de durée
  • Possible, limités à différence loyers - charges déductibles
  • Excédent reportable sans limitation de durée
  • Interdits sauf en dispositif Jeanbrun
  • Limités alors à un pourcentage et montant annuel, en fonction du niveau de loyer (très social, social ou intermédiaire)
Volet social Prélèvements sociaux 18,6 % Cotisations sociales Prélèvements sociaux 17,2 %
Taxation de la plus-value Régime des plus-values des particuliers (réintégration des amortissements, abattements pour durée de détention) Régime des plus-values professionnelles (réintégration des amortissements, exonération totale ou partielle possible sous conditions, après 5 ans de détention) Régime des plus-values des particuliers (abattements pour durée de détention)
Déclaration des revenus 2042 C-Pro, 2031 et annexes 2033 A à G 2042 C-Pro, 2031 et annexes 2033 A à G 2042 et 2044

FAQ : tout savoir sur le LMNP

Qu'est-ce que le LMNP exactement ?

Le LMNP est un statut fiscal octroyé par l’administration aux particuliers qui investissent en location meublé à titre non professionnel. Il doit percevoir moins de 23 000 euros de recettes locatives par an. Ces recettes ne doivent pas excéder l'intégralité des revenus d’activité du foyer fiscal. 

Quelles sont les conditions pour devenir LMNP ?

Pour devenir LMNP, il faut percevoir moins de 23 000 euros de recettes locatives par an. Ces recettes ne doivent pas excéder l'intégralité des revenus d’activité du foyer fiscal. Le loueur doit aussi fournir un logement décent, qui comprend une liste de meubles obligatoires en longue durée.

Quelle est la différence entre LMNP et LMP ?

Le LMNP exerce son activité de loueur en meublé à titre non professionnel, le LMP, à titre professionnel. Le LMNP perçoit moins de 23 000 euros de recettes locatives par an et ces recettes n'excèdent pas les autres revenus d’activité du foyer fiscal. Sinon, il est considéré comme LMP.

Quels sont les avantages fiscaux du statut LMNP ?

Le LMNP bénéficie d’un abattement de 30 % ou 50 % au régime micro-BIC. Au régime réel, il peut déduire l’intégralité de ses charges et pratiquer des amortissements. Il limite, voire supprime ainsi sa taxation à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 18.6 %.

Le LMNP va-t-il disparaître en 2026 ?

Non, le statut de bailleur privé introduit par le dispositif Jeanbrun ne supprime pas le LMNP. La loi de Finances pour 2026 modifie simplement le plafond du micro-BIC en longue durée (83 600 euros au lieu de 77 700 euros) et les prélèvements sociaux (18.6 % à la place de 17.2 %).

Quel plafond de revenus pour rester en LMNP ?

Au régime micro-BIC, le LMNP ne doit pas percevoir plus de 15 000 euros de revenus locatifs en meublé de tourisme non classé. Le plafond passe à 83 600 euros dans les autres cas. Au régime réel, il n’existe pas de plafond de revenus.

Comment déclarer ses revenus LMNP ?

Il faut déclarer ses revenus LMNP une fois par an, en même temps que ses revenus globaux. La déclaration s’effectue sur le formulaire 2042 C-Pro et la liasse fiscale 2031 et 2033 A à G.

Faut-il un expert-comptable en LMNP ?

L’expert-comptable n’est pas nécessaire au régime micro-BIC : le LMNP doit simplement tenir à jour un livre de recettes. Il est recommandé au régime réel, pour calculer la dotation aux amortissements et réaliser la comptabilité d’engagement.

Comment fonctionne l'amortissement en LMNP ?

L’amortissement en LMNP consiste à comptabiliser la perte de valeur du bâti ou du mobilier sur une durée donnée. Les travaux d’amélioration peuvent aussi être amortis. L’amortissement vient diminuer le bénéfice imposable et réduire la taxation sur les loyers.

Aller plus loin : ressources et accompagnement Nopillo

Pour simplifier et sécuriser votre investissement locatif, vous pouvez utiliser le logiciel spécialisé LMNP de Nopillo. Il vous permet d’automatiser une grande partie des démarches fiscales des loueurs en meublé : calcul des amortissements, génération de la liasse fiscale, déclaration des revenus locatifs et télétransmission aux impôts. Nopillo vous propose également un accompagnement humain pour vous aider à choisir votre régime fiscal et optimiser votre imposition.